La scène se passe à Bruxelles, à la station de métro Hermann-Debroux. Il est 18h02 et le quai est noir de monde. Bondé. On ne peut pas mettre un pied devant l'autre sans prendre le risque d'écraser un caniche ou un petit enfant trop lourd pour les bras de son parent.
Ca fait trois jours qu'il fait respendissant. Et froid à s'en cailler les miches.
Résultat: une inversion thermique qui empêche la dispersion des particule fines.
C'est le smog! C'est la grosse bébête toute noire à la mode pour sensibiliser l'usager moyen à la pollution atmosphérique.
Et ça fonctionne, puisqu'il y a du monde sur le quai. Le Bruxellois pose des gestes citoyens. Enthousiasmant...
Dans les haut-parleurs retentit un message en trois langues: en raison du "pic de pollution" annoncé, on nous remercie d'utiliser les transports en commun et on nous incite à encourager nos proches à faire de même.
On n'est jamais trop cynique dans le recrutement de clients.
L'affichage du temps restant avant l'arrivée de la rame indique un passage toutes les 10 minutes.
Croissance du nombre d'usagers, et toujours pas de solution de mobilité adaptée. La STIB, c'est la flexibilité d'une poutre en béton armé.
Je ne vois qu'une raison: assurer de l'audience à la voix dans les haut-parleurs.
C'est bizarre, personne n'a applaudi.