Un blog qui parle de culture, de vie, de ce qui plait, de ce qui choque. Bref, c'est un blog d'humeur...
Voilà un titre qui n'a rien, mais alors là, rien à voir avec ce qui va suivre. Mais je trouvais ça joli.
Accrochez vous à la souris, je retire le clavier !
Il y a trois choses en ce bas-monde qui me fichent une trouille qui font passer "Le 6e sens" pour une gentille bluette pour adolescents boutonneux en phase de montée d'hormones. Ce sont: la douleur, le Territoire de Belfort et ... je vous dirai la troisième plus bas, pour maintenir un peu de suspense...
La douleur... oui... bon... c'est téléphoné. Je ne connais personne qui s'envoie le marteau sur le pouce sans un fifrelin d'appréhension, même s'il aime ça.
Le Territoire de Belfort, c'est autre chose. Bien que ce soit un département français (90) coincé entre le Doubs, le Haut-Rhin et le Jura suisse, ça reste un endroit dont le nom me fout les jetons. D'ailleurs, ça ne se prononce pas doucement comme quand on parle de la Provence ou de la Bretagne. C'est un peu difficile à décrire par écrit mais c'est comme si vous lisiez ceci:
- Où prends-tu tes vacances ?
- On va en Provence, puis on remonte par l'Alsace, le TERRITOIRE DE BELFORT et la Lorraine.
- Brrrrr ! Ca m'apprendra à poser des questions. T'es un vrai malade, toi!
Les Pyrénées Orientales (66), ça évoque des chants de cygales, des odeurs de marjolaine, du sable chaud et de l'accent local qui rocaille comme un torrent de montagne.
Le Territoire de Belfort, ça évoque plutôt un monstre qui vous attend au détour d'une pluie battante et continue. Il est dentu, poilu, il sent le chien mouillé, il n'a qu'un oeil au milieu du front et, chose étrange, il louche.
Le Territoire de Belfort, ça fait propriété privée, entrée à vos risques et périls, gros portail décourageant et murailles hérissées de tessons de bouteilles. Y a du gros sel qui vole...
Le troisième truc qui me fait flageoler les haricots, c'est le plus horrible de tous: j'ai nommé le syndicat de cheminots.
Un syndicat, en soi, c'est déjà pas des tendres. C'est pas le genre "petit-beurre-thé-au-citron-et-vas-y-que-je-te-fasse-des-bisous-polis-à-la-fin-de-la-discussion". Mais un syndicat de cheminots, ça vous ferait passer la gendarmerie pour un choeur d'enfants. "Vois sur ton chemiiiiin..."
C'est des gars terribles. Dès qu'ils ne sont pas content, ils vous foutent tout le pays à moule en le paralysant. Des camionneurs, ça doit faire des barrages routiers. Des cheminots, ça coupe un interrupteur et hop ! c'est tout le pays qui s'arrête. Les grèves de cheminots n'étaient pas autorisées pendant la guerre. Normal. Il fallait que les trains roulent. Tous les trains.
Vous allez me demander pourquoi j'écris des choses pareilles. Si si! Je le vois bien. Après la STIB, il va s'en prendre à la SNCB maintenant. Mais qu'est-ce qu'il a contre les transports en commun?
Rien. Ce serait plutôt contre les non-transports en commun.
Oui, bon, d'accord, vendredi dernier, un accompagnateur de train (c'est le terme politiquement correct pour "contrôleur". Appelons un chat un chien...) s'est quelque peu frotté à un usager d'une manière que le code professionnel n'approuve pas complètement.
Mais, bien pire, ledit contrôleur a été plaqué au sol et menotté par les forces de police!
Réaction ? Arrêt de travail sans préavis.
Tous les usagers de la SNCB pris en otage. Pourquoi ? Parce que le message est incohérent vis-à-vis de la sécurité à assurer pour le personnel roulant... Je ne suis pas certain que la solidarité ait été au rendez-vous des navetteurs (dont je suis).
Et ceux qui ont pu rentrer assez tôt hier soir pour regarder un journal télévisé ont pu entendre la version de la police: l'accompagnateur aurait bel et bien frappé l'usager après qu'il eut été écarté par les policiers.
Réaction démesurée, opportuniste et démagogique ? Noooon... Esprit de corps tout simplement.