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  • : Le sens de l'humeur
  • : Un blog qui parle de culture, de vie, de ce qui plait, de ce qui choque. Bref, c'est un blog d'humeur...
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Que c'est beau la technologie...

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 11:02
ph-gigot.jpgRassurez-vous, ceci n'est pas une invitation à échanger votre gaufre au sucre-chocolat chaud contre une pièce d'agneau.

Autant vous le dire tout de suite, si vous aimez la barbaque qui saigne, passez votre chemin. Et faites de même si vous ne supportez pas de passer plus de temps dans la cuisine que celui nécessaire à cuire un oeuf, même dur.

Si vous n'êtes pas mangeur de viande crue impatient, lisez et dégustez...

Prenez un gigot d'agneau, placez-le dans un plat qui va au four, poivrez et enfournez pendant 10 minutes à 150° Au bout des dix minutes, baissez le four à 120°. Laissez cuire 4 heures en arrosant (d'abord avec de l'eau, puis avec le jus dans le fond du plat) toutes les quinze minutes.

Je suis un amateur de viande rouge. Je ne supporte pas que mon steak soit même "à point". Quand je vais au resto, je dis que je voudrais mon entrecôte "à peine chaude". si ça ne dégouline pas de sang, j'ai l'impression de manger une semelle en caoutchouc.
Et pour l'agneau, c'est pareil. Il faut que ce soit rosé, voire rouge pour les côtelettes.

Mais là, mes amis !
La viande ne se contente pas de cuire: elle confit. Elle caramélise. Et grâce à l'arrosage régulier, évidemment, elle ne se déssèche pas.

Résultat, elle fond dans la bouche et vous ravit les sens.

En général, je sers ça avec des haricots verts cuits à l'eau et repassés dans un peu de beurre dans lequel j'ai mis à fondre des échalottes.

Et pour ceux pour qui le gigot ne va pas sans ail, j'ai la solution. Des gousses d'ail ne gagnent vraiment rien à être cuites pendant 4 heures. Donc je les mets avec les pommes de terre.

Pour quatre personnes, prenez 800 gr de pommes de terre grenaille, lavez-les mais ne les pelez pas. Dans une sauteuse, mettez un peu d'huile d'olive, jetez-y les pommes de terre avec du gros sel, du poivre du moulin et des gousses d'ail en chemise (ad libitum, mais l'excès nuit en tout). Laissez chanter un peu le tout, puis versez plus ou moins 25 cl de vin blanc sec (Muscadet blanc de blanc, c'est très bien), réduisez le feu, couvrez et laisser mijoter pendant une vingtaine de minutes.

Servez tout ça avec un vin du Sud-Ouest (les vignobles Lorgeril - http://www.vignobles-lorgeril.com - sont extrêmement recommandables), profitez de la vie, oubliez les tracas, les casse-pieds, Bruxelles-Hal-Vilvorde, votre plombier qui ne peut pas venir avant Noël, la Staracademy, la pluie, le vent, la neige, les voyages de Sarkozy et votre voiture qui émet toujours trop de CO² et le temps d'un repas, oubliez toute une heure la pendule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non...
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 08:41

scan0001-copie-1.jpg
Avec l'aimable autorisation de Cécile Bertrand

C
omme je le disais il n'y a pas longtemps, on vit un époque de contrastes. Autant la beauté, la générosité, l'intelligence et l'émotion sincère sont trouvables dans ce monde, autant la bétise, la cruauté et l'indifférence sont notre pain quotidien si on n'y prend garde.

Je passe sur la reprise de l'innomable crétinerie qui va coller tous les jours les abrutis voyeuristes devant leur écran, à la recherche d'un peu de rêve formaté et de pollution sonore pour les quatre prochains mois. Je passe dessus avec mépris, et pourtant... Je pense que le quatrième cavalier moderne de l'Apocalypse, hors ceux cités ci-dessus est la complaisance.
On nous ment à longueur de journée et on se laisse faire.
On assassine des talents en direct et nous ne disons rien. Pire: nous acceptons, nous fonçons tête baissée dans le piège et, ce faisant, nous cautionnons l'assassinat. Et tout ça pour quoi ? Parce qu'il n'y a rien d'autre à la télé ? Parce qu'on ne nous offre pas mieux ? Parce qu'il est impensable de couper la télé juste après le journal (où même là on nous a menti...) et de retrouver des relations normales avec sa famille ou avec soi-même ? Pauvre planète qui se contente de ce qu'elle a !

Le pire, c'est que cette peste ne s'arrête pas à des émissions de télé. Elle est partout. On s'émerveille de la politique du coup d'éclat et de la poudre aux yeux. On se satisfait de la lecture d'une certaine lettre dans les lycées français, mais on oublie la foultitude d'autres gamins fusillés (ou gazés, ou pendus...) Elle est bien écrite, cette lettre. Mais j'en ai cité deux similaires dans mon mémoire, il y a dix ans de ça. N'importe quel condamné à mort la veille de son exécution, écrit une lettre à ses parents, si on ne lui a pas coupé les mains, bien sûr. Parle-t-on plus pour autant de la peine de mort aux enfants dans les écoles ?

N'y a-t-il plus que la forme qui compte? Pourquoi l'indignation et la critique sont-elles devenues des valeurs aussi rares ? Sont-elle marchandes ? J'ai entendu récemment quelqu'un me dire qu'il fallait s'indigner pour ce qui en valait la peine.
J'ai entendu comme le silence d'une pantoufle...

On vote pour n'importe qui parce qu'ils crient plus fort et qu'on n'est pas capable d'écouter les discours, on ne s'intéresse qu'au volume et à l'image.
Oui, je fais une analogie troublante: il est encore fécond, le ventre qui a accouché de la bête immonde.

Il y a quelques années, un groupe de presse belge a lancé pour ses journaux de proximité une campagne radio avec pour slogan: "Si t'es pas du coin, touche pas à mon quotidien !" Tout un programme...
Ils ont changé depuis, signe peut-être de la capacité de quelques uns à s'indigner encore.
Ces derniers temps, une pub vante les mérites non-polluants d'une marque de voiture. "On parle de la pollution, mais personne ne fait rien. Moi je fais quelque chose, j'ai acheté une nouvelle voiture".
Personne ne fait rien ? Voilà qui m'ôte une grosse épine du pied. Moi qui culpabilisais de ne pas faire assez, je n'ai plus à m'en faire. Je sens que je vais ressortir mon 4x4 et rallumer le chauffage à fond.

Faudrait pas que je prenne froid...

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 15:01

Linh-copie-1.jpgEst-ce la récente paternité qui a fait que ce roman m'a autant touché?
La sensation qu'une vie dépend totalement de nous est l'origine d'une grande force mais aussi d'une grande peur. Un parent se sent protecteur mais se sait fil fragile auquel est attachée une vie, si forte et néanmoins dépendante.

C'est ce qu'on ressent tout au long de la bouleversante histoire de Monsieur Linh, réfugié dans une grande ville, peut-être américaine, ayant quitté son pays en guerre, quelque part en Asie du Sud-Est. Il arrive dans la grande ville dont il ne connaît pas la langue, après une longue traversée en bateau avec pour seul bagage une valise contenant le peu de souvenirs matériels qu'il a emportés, et sa petite fille, Sang Diû. Son fils et sa belle-fille sont morts l'explosion d'un obus lors qu'ils travaillaient dans la rizière. Monsieur Linh n'ayant plus rien qui le rattache au pays décide de le quitter pour offrir à l'enfant une vie meilleure.

Débarqué du bateau, il découvre le dortoir qu'il partage avec d'autres réfugiés, et la grande ville, son vacarme, ses gens pressés et ses voitures. Il fait la connaissance de Monsieur Bark, vieil homme lui aussi blessé par la vie. La nécessité de survivre pour que l'enfant puisse vivre et l'amitié qui naît entre les deux hommes sont les deux raisons qui font que Monsieur Linh ne renonce pas, ne se laisse pas emporter vers de plus paisibles rivages.

Philippe Claudel offre un roman onirique, débordant de tendresse et dont le seul plaidoyer est pour les rapports entre les hommes. Lorsqu'on est rendu muet par l'absence de langage, il est impossible de ne pas observer, écouter, comprendre sans les mots. Il est indispensable de déployer des antennes pour se laisser pénétrer par les émotions, la joie, la tristesse et l'amour.

Le roman est court, mais chaque phrase est un coup et une décharge de tendresse. On se sent quelque peu honteux d'être doué de parole et de savoir partager, mais de ne pas en profiter, de ne plus faire attention à rien, de foncer tête baissée vers ces buts quotidiens qui sont les nôtres. 
C'est comme si, ayant domestiqué le feu, on ne se chauffait plus. Nous sommes des enfants gâtés qui avons désiré un jouet multicolore dans une vitrine et qui aussitôt l'avons laissé prendre la poussière dans un coin de notre chambre. Pire, on déteste ceux qui s'arrêtent pour prendre le temps. On méprise le poète qui ne s'intéresse pas au concret. On ne voit plus que l'arrivée.

Et pourtant, qu'il est beau, le chemin qui y mène...

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 09:23

Hier soir, la télé française encensait une fois de plus le chef de leur Etat qu'il est tout propre et même qu'il n'a jamais bu une goutte d'alcool* et qu'il n'a jamais traversé en dehors de clous.

Le Petit Nicolas expliquait aux travailleurs de chez EADS que si des cadres avaient été malhonnêtes, ils devraient être poursuivis et punis à la juste mesure de leur faute, "parce qu'il n'y a pas de raison qu'il y ait une loi pour en haut et une loi pour en bas".
C'est vrai? Il va prendre un Kärsher™ et nettoyer la racaille en parachutes dorés?

Pardonnez-moi ce coup bas, mais je me demande parfois si, par hasard, ses discours à la phraséologie primaire ne seraient pas destinés à nous prendre pour des imbéciles incapables de lire entre les lignes.
Mais attendez, la suite est encore meilleure...

Le chef de l'Etat, etc. etc. continua alors son discours devant ces braves gens en disant, je cite: "J'irai jusqu'au bout de l'enquête"
C'est pas joli ça? A force d'être sur tous les fronts (et au bord du National aussi), il a oublié de réfléchir. Et hop! une ânerie, une!
Le Président qui s'investit dans l'enquête? Le chef du pouvoir Exécutif qui s'ingère dans l'action du pouvoir Judiciaire? Et moi, naïf, qui croyait que la Démocratie reposait sur la séparation des pouvoirs...

Bon, ceci dit, je vois la paille qui est dans la narine de Marianne, mais je n'en oublie pas la poutre dans l'oreille de la Belgique.

Nous en Belgique, on a un chef de l'Etat, mais il n'a pas le droit de dire quoi que ce soit.
Quant au chef du gouvernement, ça fait quatre mois qu'il expédie les affaires courantes. J'espère qu'elles ne couraient pas trop vite... 
Et en matière de démagogie, nos hommes politiques ne se défendent pas trop mal.

Parce que la triste pantalonnade qui consiste à ne pas négocier sur des sujets primordiaux tant qu'on n'aura pas décidé si on dit "planetaire opwarming" et "sociale rechtvaardigheid" ou "réchauffement planétaire" et "justice sociale", ça ne me donne même plus envie de rire. Où est la représentation des intérêts de la Nation dans cet Etat qui part à vau-l'eau? Qui peut encore dire que la volonté de s'accrocher au pouvoir comme une moule à son rocher n'handicape pas l'exercice dudit pouvoir? Sans doute les mêmes qui disent que le sport n'est pas pourri par le dopage...
Comme disait je-ne-sais-plus-qui, Il faudrait que le pouvoir soit octroyé à celui qui n'en veut pas.

Et puis en Belgique, on n'a pas d'équipe de rugby qui puisse aborder la coupe du monde le torse bombé et se prendre une raclée, puis se relever et aller battre une des meilleures équipes du monde. On a beau dire: les Français ont des défauts, mais c'est quand même beau à voir, une équipe qui regarde un Haka dans le blanc des yeux.

Je me demande si je ne vais pas aller faire la même chose devant le Parlement tiens...

Même pas peur, d'abord.


______________
*Le pauvre, il ne sait pas ce qu'il perd...

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 09:56

1119577136-ece95375d4-b.jpegAttention les yeux, ceci est un poncif, un cliché, une image tant et tant de fois rabachée qu'elle en devient aussi remarquable qu'un tag sur un mur de la gare du Midi. Mais bon, allons-y, je me lâche: on vit une époque formidable !

Je vous avais prévenus !

Ce préambule passé, je vous fais la faveur d'élaborer ma réflexion. N'abusez pas, je ne le ferai pas tous les jours !
Une époque formidable, donc, parce que ce n'est quand même pas chose courante dans notre belle Histoire de pouvoir remarquer tant de contrastes en si peu de dépense d'énergie.
Ainsi, pas plus tard qu'hier, j'ai découvert (bien tard par rapport à la moyenne de l'internaute, j'en suis conscient) les lamentations ridicules d'un type manifestement aussi idiot qu'un militant lepéniste de base demandant... non... exigeant à grand renfort de reniflements sangloteux qu'on laisse son idole tranquille. "Leave her alone!", hurlait-il à en faire péter la pastille du micro de sa caméra. Et hop! le gars voit sa renommée faite autour du monde. Il est célèbre et c'est tout ce qui importe. Le fait qu'il se soit rendu totalement ridicule auprès d'une frange non négligeable de la population mondiale n'a aucune importance. Il a eu ses quinze minutes* et c'est très bien comme ça. Pour lui en tout cas...
Désespéré que j'étais par si peu de pudeur et un pathétique manque d'estime de soi qui confine à la tendance suicidaire, je suis reparti en quête d'un peu de douceur et de qualité intellectuelle.
Et là, ô suprise, ô suavité que la vie nous dispense en de trop rares moments, que ne tombé-je pas, presque par hasard, sur des utilisations du web à des fins altruistes ou à tout le moins bien moins égocentriques que "Regarde maman, je suis célèbre parce que j'ai montré mon nez qui coule sur Youtube".

Bien entendu, ma recherche n'est pas aveugle. Dans un monde où l'océan est fait de pauvreté intellectuelle, de médiocrité et de laideur confondues avec le talent, je suis convaincu que l'élitisme est la chaloupe insubmersible de notre Titanic culturel.
J'oriente donc mes recherches vers qui ou ce que je sais capable de relever un peu le niveau... C'est ainsi que je suis arrivé sur un blog (tiens? Abrité par le même fournisseur que celui que vos yeux zébahis dévorent à pleines dents...) qui, sous le couvert de parler de restaurants, milite pour le slowfood et lutte contre la malbouffe.
Voilà l'adresse, comme ça c'est fait: http://les-nouvelles-du-gout-du-monde.over-blog.com/

Et puis voilà. Ca m'est tombé dessus comme la peste sur le pauvre peuple et la vérole sur le bas-clergé: je me suis orienté sans le savoir vers le blog d'un gars avec qui, in illo tempore, j'ai passé des heures à changer le monde. Je le connais!
Of all the gin-joints in all the world...

Ca fait tout bizarre et ça m'amène à une réflexion: vous n'avez jamais eu envie de remonter dans le temps, de voir comment ça se passerait si à un moment ou un autre, vous aviez fait ou laissé faire autrement ?
Entendons-nous, pas de mélancolie. Juste un fifrelin de vague-à-l'âme... Des souvenirs enfouis qui remontent doucement, comme des bulles dans de l'huile d'olive. Il m'est arrivé de me demander ce qu'il devenait, si sa compagne d'alors est toujours sa compagne (pour les empathiques qui me lisent: il semblerait que oui. Ce qui est plutôt chouette: ils allaient bien ensemble...)
Nos discussions nous ont menés tard dans la nuit, baignés de musique et de vieux Bourgogne, nous croyions tout connaître l'un de l'autre et puis paf ! quelque chose de l'un surprend l'autre, la réaction est démesurée pour l'un, justifiée pour l'autre, et on prend des chemins différents, on se marie, on a des enfants, bref, la vie continue. Et tandis qu'elle continue, je me demande quand même si je suis seul à ne pas oublier...
_____________
"Everyone will be famous for 15 minutes.
"
Andy Warhol

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