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Que c'est beau la technologie...

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 13:56

Leibnitz...
- A vos souhaits!
- Hein? Non! Leibnitz, philosophe allemand (1646-1716) se posait la question "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?"
Déjà, faut le faire pour se poser des questions pareilles.
Faut quand même pas être du genre "Starac-juste-pour-voir-comment-ils-chantent" ou "Hummer-parce-que-c'est-sécurisant-en-ville".
On s'émerveille toujours de celui qui trouve des réponses, mais il ne serait rien sans celui qui pose des questions... J'appelle ça le "Principe de la maman de Mozart".
Mais on s'éloigne. Les trois récents lauréats du prix Nobel de physique ont apporté une pierre à l'édifice de la réponse à la question de Leibnitz. Je vous en livre ce que j'ai lu dans un célèbre quotidien de fin de journée* hier.
Les trois japonais au nom particulièrement imprononçable (essayez, vous verrez, c'est pas facile: Yoichiro Nambu, Makoto Kobayashi et Toshihide Maskawa) ont de près ou de loin travaillé sur l'asymétrie des particules.

Moi qui n'ai jamais été un grand amateur des cours de physiques, je le regrette un peu aujourd'hui. Quand j'ai lu le sujet de leurs recherches, je n'y ai (évidemment) compris que pouic. Mais Le Monde, partagé entre un sentiment que le lecteur moyen qui l'achète n'est pas n'importe qui, et un talent pour la vulgarisation, a pondu un joli article pour donner tout au moins l'illusion que c'était facile à comprendre.
Tu parles ! Si c'était vraiment facile à comprendre, ils n'auraient pas eu le Prix Nobel !
Ca n'empêche pas que c'était passionnant !
Voilà l'article, in extenso:
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/08/le-charme-asymetrique-des-particules_1104495_0.html. Ne vous étonnez pas, il commence un peu comme le mien. Je préfère pomper Le Monde (enfin... je me comprends...) que La Déache.
Je me permets quand même de vous citer une partie: "
C'est si vrai que dans un monde parfaitement symétrique... nous n'existerions pas. Remontons aux tout premiers instants de l'Univers, quelques fractions de seconde après le Big Bang, voilà 13,7 milliards d'années. S'il s'était formé exactement autant de matière que d'antimatière, ces particules et antiparticules auraient dû s'annihiler dans une gerbe d'énergie, et il y aurait aujourd'hui rien plutôt que quelque chose. Pas de galaxies, d'étoiles, de planètes, de vie.
Or, en 1964, deux Américains, James Cronin et Val Fitch (prix Nobel 1980), ont mis en évidence, en faisant se désintégrer des particules issues d'un accélérateur, une "violation" des lois de la symétrie. Matière et antimatière ne se comportent pas tout à fait de la même manière. Les théoriciens pensent à présent qu'un infinitésimal surplus de la première - une particule supplémentaire sur 10 milliards - aurait suffi, au sein de la soupe primordiale du cosmos, à assurer la victoire de la matière sur l'antimatière."
Une particule supplémentaire de matière sur 10 milliards de particules! C'est un demi-humain (qui a dit "Didier Reynders" ?) pour toute l'humanité! C'est ce que j'ai en poche face au budget du sauvetage de Fortis!

On croit rêver! On est passé à "ça" de se regarder dans le blanc du trou noir!

Devant un fait scientifique aussi parlant, même à mon esprit résolument littéraire voire artistique, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander ce qui a fait que c'est une particule de matière qui a été surnuméraire, plutôt qu'une particule d'antimatière.
Alors de deux choses l'une. Soit il est nécessaire de poursuivre la recherche pour connaître la cause ultime: celle qui a fait que la matière a gagné, a été plus nombreuse, plus lourde, plus forte. C'est d'ailleurs si je ne me trompe pas, le but de la mise en route de l'accélérateur de particules du CERN. Soit on va avoir droit à une séance d'oecuménisme inédit: celle des athées rationalistes avec les créationnistes tendance "Un homme, une femme et un serpent qui parle".
Je les imagine bien montant à la tribune de l'Académie d'Oslo en disant "Vous voyez, on vous l'avait bien dit qu'il y a une force supérieure qui a décidé pour nous! Oui... bon... on s'est trompé de 13 milliards 699 millions 994 mille 231 ans. Mais bon... On va pas s'arrêter à ça. Tout le monde a gagné, aimons-nous les uns les autres et tutti quanti!"

Au regard de possibilités aussi terrifiantes, je suis candidat pour donner quelques tours de pédale à Genève moi.

On va les accélérer, leurs particules !
________________________
J'ai toujours adoré cette périphrase

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 13:10

Elle monte elle monte...
Je sais. J'avais promis d'alimenter plus souvent ce blog. Mais que voulez-vous ? En plus de ne pas toujours avoir le temps, c'est souvent triste de constater qu'en fait, on n'a pas grand-chose à dire.
Et même là, alors que mes doigts courent plus vite que ma pensée, je me dis que je ne suis pas certain d'arriver à vous garder, fidèles happy few qui me lisez...
Je n'ai toujours rien à dire !
Je me lève le matin, j'écoute la radio d'un oeil endormi, tout en me demandant si je vais entendre quelque chose qui éveillera mon attention, mon sens critique ou même un bon mot. Et rien. C'est la plénitude du blanc. C'est le vide intersidéral dont on aurait enlevé les planètes, les étoiles, les trous noirs, les supernovas, les soleils et les satellites en perdition. L'info est tellement répétitive que je n'ai même plus envie de relever quoi que ce soit.
Obama a été désigné pour être celui qui se mesurera à McCain ?
Grand bien lui fasse. Il n'y a de toute manière rien à dire sur le sujet. Tout le monde sait qu'un noir éduqué et élégant n'a aucune chance contre un cow-boy de l'Arizona, même con comme un balai. Et, aussi proche soit ce dernier du clan Bush, il n'a pas l'air d'en partager la non-densité neuronale...
L'info belgo-belge à nulle autre pareille ?
Soyons sérieux: tous les éditorialistes sont d'accord pour dire que ça fait trois mois qu'il ne s'est rien passé dans ce pays ridicule. Les querelles post-matérialistes et pré-catastrophiques se sont tues parce que, d'une part on a déjà tout dit et qu'il ne faudrait pas lasser, et d'autre part on était en vacances: on n'en a pas foutu une pendant un an, on a bien mérité de se reposer, non ?
Les J.O. ? 
Ils sont finis. Qu'est-ce que vous voulez qu'on dise ? Que c'était beau ? Que finalement, ça ne s'est pas si mal passé que ça ? Qu'il faudra attendre un an ou deux pour voir si les athlètes se mettent à cracher du goudron et à éliminer du charbon de bois ? J'ai même pas envie de dire du mal de Sarkozy. Oui, il avait dit qu'il ne viendrait pas et pourtant, il est venu. Mais bon, ni le Dalaï-Lama ni Amnesty International n'ont un potentiel économique comparable à la Chine. Le réalisme a ses raisons que la décence ignore... Mais même là, il ne faut que deux phrases. Je ne vais pas encore vous répéter tout le bien que je pense de lui, ça ne prendrait pas une ligne.

Mais alors quoi ? Qu'est ce qui fait que malgré tout, je reste misanthrope, que je rêve qu'on vienne me marcher sur le pied juste un poil trop, rien que pour pouvoir passer cette rage sourde qui m'anime et qui ne dit pas son nom ? Il doit y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond, mais ça m'échappe. C'est dans l'air, c'est diffus. Ou alors c'est tellement énorme que je l'ai devant les yeux mais ça bouche tout le paysage.
Et voilà. La réponse est dans la question: il suffirait de prendre la distance nécessaire. Un peu de Yoga, un peu de méditation, le gros orteil sur le bout du nez, la main droite sur la fesse gauche, de la musique chiante douce et hop ! Vogue la galère sur la Mer de la Tranquillité.

Mais attendez un peu... La Mer de la Tranquillité, c'est pas sur la Lune, ça ? Au prix du CO2, on va éviter d'aller jouer les touristes de l'espace. Je vais laisser ça à ceux qui n'ont vraiment plus d'idée pour dépenser leur pognon...
A la place, je vais continuer le golf. Mon handicap, contrairement à la moutarde, lui il descend...

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 10:05
Eh oui ! Pauvres de nous...
Je parle ici aux mâles (homosexuels ou non) avec un accès à un lecteur DVD, ou un browser internet, ou un magazine people, ou les trois, ou n'importe quoi qui permettrait de voir une photo de l'homme auto-déclaré "le plus sexy" (et il faut reconnaître qu'il n'a pas tort). J'ai nommé George Clooney.
Il s'est (encore) séparé de sa bimbo copine. J'ai lu la dépèche à haute voix et toutes les filles du bureau se sont levées comme un seul homme, comme si le simple fait de vérifier la véracité de l'information allait leur donner une chance supplémentaire de rencontrer le mâle de leurs rêves au coin de la rue Neuve un jour de printemps.
Vous rendez-vous compte que ce type là est capable de faire se lever une salle entière après la projection d'un de ses blockbusters, ou d'une conférence sur le Darfour (chapeau bas à son engagement, by the way), mais qu'il est capable de faire lever 500 millions de femmes, simplement en annonçant qu'il rompt avec sa copine...
Bon. J'ai une machine N***sso (Whet else?), je joue au poker et j'ai un sens moral assez développé. Mais bizarrement, tout le monde s'en fout...
Bon. Ne pouvant pas attirer à moi les foules, ce sera une consolation de pouvoir les éloigner de Georges. Mesdames, Messieurs, rappelez-vous que Georges aussi a commis des erreurs de brushing...
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 08:06
Infos du 2 avril 2027.

Le milliardaire aventurier Frank Dubosq n'a plus donné signe de vie. Détenteur de plusieurs records au long d'une vie dédiée à la découverte, l'ancien acteur était parti pour une simple randonnée dans les Alpes de Haute-Provence. Peut-être la nature aura-t-elle eu raison, cette fois, du courage de l'homme.

Le Secrétaire Général de l'ONU, Renaud Séchan, a lancé un appel international pour la libération des otages en France, et en particulier de Jean Sarkozy, dont la santé semble être en danger. Rappelons que le fils du Président du Conseil d'administration de Total-Mercerarricrosoft a été kidnappé il y a deux ans par le Jamel Comedy Club.
Le groupe terroriste  réclame comme prérequis à toute négociation la création d'une zone démilitarisée à Monaco-Sud. La Présidente de la République, Justine Hennin-Hollande, s'est déclarée ouverte à une telle option, bien qu'elle ait également exprimé ses craintes que la démilitarisation de ladite zone ne permettre l'explosion de la culture et du trafic de frangipanes.

Une dépèche nous arrive. Je la découvre ne même temps que vous: on a retrouvé Frank Dubosq, à Paris, sain et sauf. Je vous lis ses premières déclarations: "Ah bon? C'était aujourd'hui? Flûûûûte! J'ai oublié de changer l'heure sur mon réveil..."
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 08:57

Cri.jpgVoilà un titre qui n'a rien, mais alors là, rien à voir avec ce qui va suivre. Mais je trouvais ça joli.
Accrochez vous à la souris, je retire le clavier !

Il y a trois choses en ce bas-monde qui me fichent une trouille qui font passer "Le 6e sens" pour une gentille bluette pour adolescents boutonneux en phase de montée d'hormones. Ce sont: la douleur, le Territoire de Belfort et ... je vous dirai la troisième plus bas, pour maintenir un peu de suspense...

La douleur... oui... bon... c'est téléphoné. Je ne connais personne qui s'envoie le marteau sur le pouce sans un fifrelin d'appréhension, même s'il aime ça.

Le Territoire de Belfort, c'est autre chose. Bien que ce soit un département français (90) coincé entre le Doubs, le Haut-Rhin et le Jura suisse, ça reste un endroit dont le nom me fout les jetons. D'ailleurs, ça ne se prononce pas doucement comme quand on parle de la Provence ou de la Bretagne. C'est un peu difficile à décrire par écrit mais c'est comme si vous lisiez ceci:
- Où prends-tu tes vacances ?
- On va en Provence, puis on remonte par l'Alsace, le TERRITOIRE DE BELFORT et la Lorraine.
- Brrrrr ! Ca m'apprendra à poser des questions. T'es un vrai malade, toi!

Les Pyrénées Orientales (66), ça évoque des chants de cygales, des odeurs de marjolaine, du sable chaud et de l'accent local qui rocaille comme un torrent de montagne.
Le Territoire de Belfort, ça évoque plutôt un monstre qui vous attend au détour d'une pluie battante et continue. Il est dentu, poilu, il sent le chien mouillé, il n'a qu'un oeil au milieu du front et, chose étrange, il louche.
Le Territoire de Belfort, ça fait propriété privée, entrée à vos risques et périls, gros portail décourageant et murailles hérissées de tessons de bouteilles. Y a du gros sel qui vole...

Le troisième truc qui me fait flageoler les haricots, c'est le plus horrible de tous: j'ai nommé le syndicat de cheminots.

Un syndicat, en soi, c'est déjà pas des tendres. C'est pas le genre "petit-beurre-thé-au-citron-et-vas-y-que-je-te-fasse-des-bisous-polis-à-la-fin-de-la-discussion". Mais un syndicat de cheminots, ça vous ferait passer la gendarmerie pour un choeur d'enfants. "Vois sur ton chemiiiiin..."
C'est des gars terribles. Dès qu'ils ne sont pas content, ils vous foutent tout le pays à moule en le paralysant. Des camionneurs, ça doit faire des barrages routiers. Des cheminots, ça coupe un interrupteur et hop ! c'est tout le pays qui s'arrête. Les grèves de cheminots n'étaient pas autorisées pendant la guerre. Normal. Il fallait que les trains roulent. Tous les trains.

Vous allez me demander pourquoi j'écris des choses pareilles. Si si! Je le vois bien. Après la STIB, il va s'en prendre à la SNCB maintenant. Mais qu'est-ce qu'il a contre les transports en commun?
Rien. Ce serait plutôt contre les non-transports en commun.
Oui, bon, d'accord, vendredi dernier, un accompagnateur de train (c'est le terme politiquement correct pour "contrôleur". Appelons un chat un chien...) s'est quelque peu frotté à un usager d'une manière que le code professionnel n'approuve pas complètement.
Mais, bien pire, ledit contrôleur a été plaqué au sol et menotté par les forces de police!
Réaction ? Arrêt de travail sans préavis.
Tous les usagers de la SNCB pris en otage. Pourquoi ? Parce que le message est incohérent vis-à-vis de la sécurité à assurer pour le personnel roulant... Je ne suis pas certain que la solidarité ait été au rendez-vous des navetteurs (dont je suis).

Et ceux qui ont pu rentrer assez tôt hier soir pour regarder un journal télévisé ont pu entendre la version de la police: l'accompagnateur aurait bel et bien frappé l'usager après qu'il eut été écarté par les policiers.

Réaction démesurée, opportuniste et démagogique ? Noooon... Esprit de corps tout simplement.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 11:38

"Voilà ce que tu as fait au vase de Soissons!"
Clovis, roi des Francs [466-511], juste avant de trancher la tête de son soldat mécréant.

"Ralliez-vous à mon panache blanc"
Henri IV, roi de France [1553-1610]. Entre le massacre de la Saint-Barthélémy et la rue de la Ferronnerie, il y eut la poule au pot tous les dimanches.

"L'Etat, c'est moi"
Louis XIV, roi de France [1638-1715]. Tous les feux de Versailles ne l'ont pas empêché de mourir de pourriture.

"Allez soldats, et songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles d'Histoire nous contemplent"
Général Napoléon Bonaparte, futur Empereur des Français [1769-1821]. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien tenir sous son gilet ?

"Aujourd'hui, le règne des castes est fini, on ne peut gouverner qu'avec les masses"
Napoléon III [1808-1873], dit "le petit" par Victor Hugo, qui ne disait pas que des âneries...

"La république est le gouvernement qui nous divise le moins"
Adolphe Thiers [1797-1877]. 2e Président de la République française. Quant à savoir si ce fut payant... Thiers, payant... oui... bon... "le calembour est la fiente de l'esprit qui vole", disait le même Victor Hugo

"Françaises, Français, oui je vous ai compris"
Charles de Gaulle [1890-1970], Fondateur et premier Président de la Ve République. La preuve qu'on peut être et avoir été.

"Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français"
Jacques Chirac [*1932], 5e président de la Ve République. Il parle de la Rafle du Vel' d'Hiv'. Respect...

"Casse-toi, sale con"
Nicolas Sarkozy1 [*1955], 6e président de la Ve République. 

Je sais, c'était facile, mais vous en conviendrez, il y a comme une baisse de niveau dans le panache, non ?
_______________
1 Egalement auteur de la phrase "Je veux réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite."

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 10:54

Extraits de l'interview de Rachida Dati, Garde des Sceaux (ministre de la Justice en France), au JT de France 2, hier soir.

Olivier Galzi: Madame Dati, cela vous choque-t-il de voir que dans votre propre camp, certains soient un petit peu génés leur étiquette UMP ?

Rachida Dati: L'élection municipale est [...] un engagement, pas un mouvement d'humeur [...] je fais confiance aux Français qui se sont mobilisés fortement lors de l'élection présidentielle, pour élire Nicolas Sarkozy. Ils l'ont élu sur des engagements clairs et des réformes claires. [...] Ils ne les trahira pas, il ne leur mentira pas. [...] Nicolas Sarkozy a été élu pour cinq ans. [...] Les résultats sont déjà là, en termes d'emploi, de sécurité, de justice, de retraites ou de pouvoir d'achat.

O. G.: Madame Dati, la question était la suivante: "est-ce que ça vous choque que des candidats UMP cachent leur étiquette à propos des mauvais sondages?"

R. D.: Mais les sondages [...] ce n'est pas la réalité. [...] Moi je dis à tous les Français "les réformes sont en cours [...] et Nicolas Sarkozy n'arrêtera pas de réformer, il tiendra ses engagements." Alors moi ce que je trouve dommage, c'est que l'opposition, elle n'a ni projet, ni valeurs sur lesquelles elle se fonde pour ces élections. Alors si c'est simplement d'appeler à un vote sanction, moi j'aime la France [...] ceux qui sont derrière Nicolas Sarkozy aiment la France et on souhaite que ce pays soit réformé. Voilà le message que je souhaite passer aux Français.

Manifestement, la subtilité dans la langue de bois est un art qui n'est pas donné à tout le monde. Le Français correct non plus d'ailleurs.

Par contre, pour ce qui est du culte du chef, rien à redire...

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 08:55
La scène se passe à Bruxelles, à la station de métro Hermann-Debroux. Il est 18h02 et le quai est noir de monde. Bondé. On ne peut pas mettre un pied devant l'autre sans prendre le risque d'écraser un caniche ou un petit enfant trop lourd pour les bras de son parent.

Ca fait trois jours qu'il fait respendissant. Et froid à s'en cailler les miches.

Résultat: une inversion thermique qui empêche la dispersion des particule fines.
C'est le smog! C'est la grosse bébête toute noire à la mode pour sensibiliser l'usager moyen à la pollution atmosphérique.

Et ça fonctionne, puisqu'il y a du monde sur le quai. Le Bruxellois pose des gestes citoyens. Enthousiasmant...

Dans les haut-parleurs retentit un message en trois langues: en raison du "pic de pollution" annoncé, on nous remercie d'utiliser les transports en commun et on nous incite à encourager nos proches à faire de même.
On n'est jamais trop cynique dans le recrutement de clients.

L'affichage du temps restant avant l'arrivée de la rame indique un passage toutes les 10 minutes.
Croissance du nombre d'usagers, et toujours pas de solution de mobilité adaptée. La STIB, c'est la flexibilité d'une poutre en béton armé.

Je ne vois qu'une raison: assurer de l'audience à la voix dans les haut-parleurs.

C'est bizarre, personne n'a applaudi.
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 09:06
onachevebienleschevauxbfr.jpgVendredi dernier, j'ai laissé la maison à ma chère et tendre pour qu'elle puisse accueillir ses quatorze copines (et leurs enfants, on ne rajeunit pas...) à l'occasion de leur "soirée filles". Vous pensez bien, quinze filles dans la maison, moi qui en ai déjà deux, je m'éclipse, je me casse, je prends la tangeante, je joue la fille de l'air, je fais feu des deux fuseaux, je décanille, je me tire, je me barre, je me transforme en courant d'air, je suis de corvée de vaisselle au régiment, j'ai une première à l'opéra, un poker avec des hommes, des vrais, qui ont du poil au torse et des chemises de bûcheron, on va parler cul, on va rire gras et boire de la bière à même la cannette avant de les écraser d'une seule main parce qu'en plus ça épargne du volume dans les poubelles.
On peut être viril et écolo quand même !

Eh ben non, rien de tout ça. Pas de poker, pas de virile amitié, pas d'opéra, et pas de doute: j'étais seul face à mon destin.
J'ai donc opté pour la solution de rechange. Je suis allé au cinéma, avec l'intention de sélectionner la qualité, vu le nombre de fois par an où j'y vais.
Et là, rebelote, des films de qualité (a priori), y en n'a pas... Ou alors, à des heures prohibitives...
Donc, puisque je me suis quand même tapé la route jusque là, je mets 8 euros dans la machine et je reçois mon ticket pour... "Astérix aux Jeux Olympiques".

Un week-end et deux heures plus tard, je n'en reviens toujours pas de ne pas être parti avant la fin. Est-ce mon ineffable optimisme et mon inépuisable espérance en l'être humain qui m'a fait rester assis ? Ai-je attendu fébrilement l'amélioration ?
Vaine attente...
Entre un scénario d'une indigence qui évoque "Les Charlots" ou "Les bidasses en folie", Poelvoorde qui n'est même pas drôle, tellement il en remet pour assurer le cahier des charges, en passant par Alain Delon, qui ne mérite certainement pas son cachet mirobolantesque, tellement il cabotine, j'ai bel et bien jeté mes 8 euros dans un égout à ciel ouvert dont les relents pestilentiels empestent le cinéma français, manifestement à l'agonie.
Delon est nul, il ne se donne même pas la peine de créer quelque peu son César, il fait traîner des gags sur des longueurs indécentes, et je suis certain que Michel Blanc période Jean-Claude Dus aurait eu plus de majesté que lui dans le rôle.

Mais qu'est-ce qui lui a pris ? Je me souviens de lui dans des rôles mémorables: "Le Samouraï", "Borsalino". Il avait de la classe, un regard énergique, et des problèmes de famille qui lui donnaient une existence artistique. Maintenant, manifestement, il a résolu tous ses problèmes... Soyons contents pour lui, mais qu'il ne vienne plus nous les briser alors !

Le reste du film ? A l'avenant. Dès la fin de "Astérix et Obélix contre César", on s'est rendu compte qu'il valait mieux créer une foule de personnages secondaires, parce que les "héros" sont inexistants. Ils ne sont pas transposables à l'écran. C'est sans doute ce qui a fait la qualité de "Mission Cléopâtre": Numérobis Debouzze, Clépoatre Bellucci, César Chabat, Amombofis Darmon et j'en passe.
Donc, on ne change pas une formule qui gagne: vous voulez des personnages secondaires ? On va vous en donner!
Euh, oui, mais si on pouvait aussi prendre un dialoguiste de talent, un scénariste avec un cerveau et des vrais acteurs pour jouer les personnages, plutôt que ces humoristes pas drôles qui surfent sur la vague d'un seul personnage, contre vents et marée. Poelvoorde fait du Poelvoorde, Delon fait du (mauvais) Delon, Alexandre Astier fait du Alexandre Astier, Dubosq fait du Dubosq et tous les autres se demandent ce qu'ils font là.
Je sais ce qu'on va objecter: les gens paient pour voir ce qui leur plait chez ces acteurs.
Ce qui me ramène à une réflexion que j'ai eue auparavant dans ces pages: pauvre humanité qui se contente de ce qu'elle a.

Le marketing signe la mort de l'art.

Et à la longue, c'est effrayant.
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:15
futurs-leaders-du-champagne.jpgUne amie me disait innocemment à la fin du mois dernier : "Je dois repartir à Lyon, parce que le Nouvel An est annulé".
Toujours à l'affût d'un bon mot, je lui ai demandé "Ah bon ? On reste en 2007 alors ?"


Oui. Bon. Bref. Devant votre hilarité qui n'a d'égale sonore que les célèbres trompettes peintes par Jéricault, je vais revenir à des formules plus communes. On en trouve depuis trois jours sur tous les blogs dignes de ce noms : bonne année 2008, meilleurs voeux, que tout se passe bien, ne cherchez que le bonheur, n'oubliez pas de refermer la porte en ressortant et de passer au nettoyage à sec.

Alors ça y est, Noël, on en est débarrassé jusqu'à la fin 2008 et pareil pour le Nouvel An. Normalement, je ne devrais plus avoir de commentaires sur le fait que je ne mange pas le foie gras avant quelques 350 jours. Et le réveillon de la Saint Sylvestre, c'est fait aussi. J'ai raté ma lotte au vin rouge (ça me rappelait l'Amocco Cadiz : un truc blanchâtre dans une décoction de mazout), mais j'ai réussi les chicons braisés. Comme disait mon prof de golf, "on n'est pas à l'abri d'un bon coup".
On a fait ça entre gens de qualité, on ne s'est pas couché trop tard et on s'est bien plu d'être là.

Pour citer un grand poète belge : "Et qu'est ce qu'on fait maintenant ?" (Benny B.)*

Eh bien on continue ! On attend "Indiana Jones s'évade de l'hospice", on s'impatiente de voir ce que JK Rowling va faire maintenant qu'elle n'a plus Harry Potter pour combler ses journées, et on espère que Britney Spears prendra la même décision que Céline Dion il y a quelques années : se taire toute la journée pendant des mois et des mois !

On prend aussi quelques bonnes résolutions, ça mange pas de pain. Les miennes seront d'aller me coucher plus tôt et d'essayer de jouer à un jeu de société au moins une fois par semaine avec mon épouse. Et d'éviter de vous rabacher ma désolation face à l'abîme culturelo-télévisuel qui fait qu'on a du ressortir "Sacrée Soirée" du placard pour combler les trous de programmation. C'est pas que je réclame qu'on passe du Bergman en VO sur TF1 aux heures de grande écoute, mais un juste milieu, ça ne ferait pas de mal. Un bon Mel Brooks de la belle époque, par exemple. C'est drôle et ça prend pas la tête...

Et puis, on peut sortir se promener, regarder revenir les bourgeons, observer les mésanges qui dévorent les boules de graisse que vous n'aurez pas manqué de pendre aux arbres pour les jours de grand froid, allumer un feu dans votre cheminée, passer du temps avec ceux que vous aimez, et tout le toutim habituel du paternalisme gnagnan teinté de bon sens auquel je me laisse aller les jours de paresse intellectuelle.

Pour ceux que ça intéresse - et si vous lisez ceci c'est que vous êtes en bonne voie - je vais tenter d'être un peu plus régulier dans l'alimentation de ce blog auquel je n'avais plus touché depuis... oulalah très longtemps !

Il faut que je vous dise peut-être pourquoi. J'ai été pris d'un doute. Enorme. Suffocant. Energivore.
Quelqu'un m'a dit, après que je lui eus demandé ce qu'il pensait dudit blog, que je me posais trop de questions.

Et ça m'a pris du temps et... des questions pour trouver une raison de continuer à écrire.
Trop de questions ? Ca existe, ça ?
Arrêtez-moi si je me trompe, mais où est la limite entre "assez", "beaucoup" et "trop" ? Que fait-on quand on ne se pose pas de questions ? Si j'arrête de me poser des questions, ne suis-je pas sur la voie qui mène aux certitudes, porte d'entrée d'un terrifiant domaine appelé immobilisme ?
Je veux bien admettre que je ne suis pas André Gide. Mais j'aime écrire. Et ma méthode, c'est de réagir aux stimuli de la vie. Rester critique, forcément, ça passe par le questionnement.
La difficulté principale est sans doute de se poser les bonnes, histoire de ne pas perdre de temps, quand même. 

Et à propos de temps, il va bientôt être celui que je rentre chez moi, me laisser aller à l'émerveillement que provoquent les progrès de ma fille. Et ça, ça vaut toutes les séries télé du monde !
______________
Si je vous l'ai mis en tête pour le reste de la journée, vous pouvez me haïr, c'était fait exprès. Je suis d'humeur taquine...
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